Un étrange métier que celui de camoufler !
Description rapide de la maquilleuse clichée (qui dit cliché dit qu’il y en a pas mal quand même sur le terrain ; mais qu’il n’y a pas que ça).
Une fille un peu fofolle, a l’humour suspect et l’humeur versatile, l’air séducteur, toujours prête à vous masser ( si si même si c’est en-dehors des compétences requises). Rien n’est un problème, elle peut tout faire, même vous panser une plaie. Oui, on confond souvent la maquilleuse avec l’infirmière plateau. On dit d’une maquilleuse qu’elle doit devenir votre confidente, votre soutien, votre détente.
Malgré tout la maquilleuse est stressée,( elle a souvent pas mal de problème a gérer dans sa vie, pensant qu’elle en vit plus que les autres et que c’est difficilement supportable.elle a trop de trucs à gerer, Elle).
elle doit réussir ce qu’elle a promis sans véritablement savoir si elle sait le faire. Oui il faut se vendre à n’importe qu’elle prix. ( Si elle n’a pas réussi à convaincre, car c’est son seule but, elle finira sûrement à la soirée de fin de tournage par une gâterie quelconque pour remonter sa cote ; pour ça elle choisira entre le chef op’, le prod exe.ou le réal.) Choix cornélien s’il en est. Le prod .exe étant le plus dur à obtenir, il faut le travailler au corps depuis pas mal de temps. Le réal ne sert à rien, mais ça fait toujours plaisir pour son égo ; (Chapitre sur le réalisateur sûr de lui la semaine prochaine).
Oui le plaisir d’être reconnu. Ah ça c’est LE POINT faible de la maquilleuse. Mon dieu que cette petite créature a besoin de câlins, de compliments, de compréhension. Oh mon dieu comme tout cela lui prend beaucoup de temps. (Au lieu de bosser….). Et la pauvre ce n’est pas elle qui est devant la caméra. Oui la maquilleuse clichée a des rêves cachés. Enfin là, on a affaire à deux possibilités. Il y a aussi la maquilleuse qui est tellement obnubilée par son matériel qu’elle ne voit même pas la personne qu’elle doit mettre en valeur. Elle joue à la poupée, sans prêter attention aux aléas, la lumière, la physionomie, le bien-être.
Mettez deux maquilleuses dans une même pièce et laissez mijoter quelques minutes ; Au début ça va se faire des sourires, puis les questions vont fuser : « tu as travaillé avec qui ? Quel matériel tu utilises ?ah bon, tu n’utilises pas le correcteur YVES ST LAURENT, mais attends mais c’est la base !!!!!!! Ah bon, tu travailles en province ? Tu ne dois pas beaucoup travailler alors ? Non mais ça m’arrange comme ça, je garde mes contacts et toi les tiens ; de toute façon je vois pas pourquoi tu irais sur ce tournage, j’ai fait tous ceux d’avant». Par obligation, les maquilleuses ne veulent pas s’entraider de peur d’être bouffé. La maquilleuse a peur et veut défendre son territoire. La maquilleuse est surement stupide de s’attacher à si peu mais elle se camoufle et se cache derrière sa coolitude…parce qu’être maquilleuse c’est cool !
Le voilà le gros problème de la maquilleuse, SES contacts !!!
Dans ce monde de l’apparence dans lequel la maquilleuse a décidé de naviguer, elle se cache elle-même la vue ! Ce n’est pas la course aux listes de meilleurs contrats, ou bien au contrat tout court. Beaucoup trop de maquilleuses sur le marché. Elles se sentent menacées à longueur de temps, par d’autres filles qui bizarrement avaient les mêmes rêves. Elles ont juste remplacées le prince charmant par l’acteur ou le réalisateur charmant. Mais dans ce monde factice, la maquilleuse a oublié son rôle à la construction du personnage, à la mise en place d’un environnement stable de travail.et surtout à la création de lien créatif.
Mais la maquilleuse est trop occupée à interagir avec son égo, oublie que d’autres techniques existent et non pas seulement celle qu’elle a appris dans son école.( c'est une chose très importante pour elle de savoir d'où elle vient, même si tout le monde s'en fout) Que d’autres supports existent pour éventuellement avancer. Je conseillerais à la maquilleuse cliché (car je ne parle pas des autres, si si, il y en a avec un égo normal. j’en connais au moins 5, c’est un bon début) de faire du yoga et envisager son métier comme un métier de création et non de camouflage, de couleurs (trop glossy, c’est TROP beau) et de vantardise.
Ce n’est que mon avis et il n’est pas forcément recommandable.